Dogboys, Satyre & Ébènien

Le voyage chez les Amandiens a été très apprécié par Romulus et Jimmy.  Romulus a baisé AlphAmos dans la position de Top, contrairement à celle de Bottom qu’il préfère avec AlphaNorus, le chef des géants noirs ébèniens.  Revenu au Centre, Romulus et Jimmy ont assisté aux Jeux, mais ils ont aussi ‘participé’ aux ‘échanges’ avec les athlètes et ont goûté à plusieurs ‘membres’ de la foule.  Les amis de Romulus l’ont avisé que « La Garde Nationale » cherchait Jimmy afin de l’arrêter et le condamner pour ‘Haute Trahison’.  Mais les amis et les fans du couple surveillent les membres de « La Garde ».  Les « XXième Jeux Olympiques Centorom » ont donné lieu à des compétitions enlevantes et les gagnants ont fait honneur à leurs tribus.  Pendant ce temps, la tension monte.  Jimmy poursuit son récit. 

Pendant les « Jeux Olympiques Centorom », au milieu des compétitions, les athlètes qui ont déjà effectué leurs parcours commencent à profiter, autour d’eux, de leurs amis qui ont ces corps ciselés comme de pures merveilles charnelles à faire rêver et fantasmer.  La plupart des étalhoms, qui ont terminé leurs épreuves, sont en érection avancée…  Ils s’embrassent et se caressent, avant de se baiser fougueusement et avec vigueur.  Ils sont forts, en forme, pleins d’énergie et cela paraît.  Les athlètes en compétition ne cherchent pas l’amour pour le moment.  Ils veulent ‘baiser’ !  J’entends alors un jeune étalhom, Olivier, à peine majeur, dire à un puissant étalhom plus âgé qui veut le séduire :

–       Et toi, est-ce que tu m’aimes ?

–       Mon ange, je ne fais pas l’amour, moi.  Moi, je baise !

–       Ah !  Tu veux juste le côté animal du plaisir ?

–       Oui, c’est ça !  C’est là qu’est le plaisir !  Et je vais te le montrer tout de suite.

L’étalhom embrasse alors le jeune qui enlace aussitôt le Master avec élan, plein d’espoir de jeunesse et d’illusions.  Le Master contourne ensuite le jeune étalhom fermement bandé et il le monte en le pénétrant d’abord tendrement, doucement, avant de l’enculer fougueusement.  Le jeune gémit de plaisir et entre quasiment en transe.  Les yeux hagards, le souffle court, il ne bouge plus, comme s’il était tombé en catatonie.  L’extase de la jouissance l’envahit complètement.  L’envoûtement du plaisir continu de lui rentrer dans le corps.  Le Master l’encule jusqu’à l’orgasme qui le fait trembler de spasmes et de râlements de plaisirs intenses.  Le jeune crie sa jouissance lui-aussi en éjaculant abondamment sur le sol.  Olivier jubile.  Il n’oubliera pas de sitôt cette expérience électrisante, même si son espoir d’être ‘aimé’ a été poussé de côté dans la désillusion…

Devant nous, je vois arriver les nageurs qui ont compétitionné dans la traversée du lac au fond de la vallée, en face de « La Ville d’en haut ».  Et le gagnant est nul autre que notre ami AlphaNorus.  Romulus est excité comme un gamin et il s’excuse de nous quitter temporairement pour aller rejoindre son grand ami Ébènien qui devient ‘Le’ grand gagnant de natation de cette année encore une fois.  C’est très impressionnant de voir tous les Ébèniens venir saluer leur Chef gagnant, remportant ainsi les honneurs de la tribu des Ébèniens dans cette discipline.  Romulus se fraie un chemin parmi la foule et rejoint AlphaNorus en lui sautant au cou.  Je le suis du mieux que je peux dans cette mer de monde.  Romulus le serre dans ses bras et ils s’embrassent passionnément comme s’ils étaient seuls au monde.  AlphaNorus l’embrasse dans le cou et je vois combien leur désir commun est évident.  Après un long échange de caresses et d’étreintes, Romulus descend engloutir dans sa bouche, le phallus du gagnant pour une fellation enflammée.  Justifiés dans leurs pulsions débordantes, ils se foutent du monde.  Je vois bien, encore, que la pudeur est une notion inconnue chez les Lovers et Romulus n’a visiblement aucune réserve.  Mon amant se tortille de plaisir et continu de sucer son grand ami.  AlphaNorus le retourne ensuite en lui léchant les fesses, avant de lui enfourcher son long phallus dans le corps.  Et c’est à travers le brouhaha ambiant que je perçois enfin, pour une rare fois, des brides de leur conversation intime secrète :

–       Je suis content de t’avoir enfin dans mes bras toi, déclare alors AlphaNorus.  Je pensais à toi tout en nageant à travers le lac.  Je savais que tu viendrais à la Fête et que je te retrouverais enfin.  Je te veux, mon étalhom chéri.

–       Moi aussi je te veux dans mes reins, mon Alpha-Mâle préféré !  C’est ça, prends-moi !  Possède-moi comme tu sais si bien le faire !  Encule-moi et fais-moi jouir de ta puissante jouissance !  J’aime tellement sentir ton plaisir gigantesque me rentrer dans le corps !  Aaaaaaahhhh…  Aaaaaaaaahhhh…  Ouiiiiiiiiiii…

Mon amant-conjoint est ainsi allé rejoindre son ‘fuck-friend’ favori et j’ai un énorme pincement au cœur en découvrant leurs désirs intimes, lorsque je sens un bras me saisir.  C’est un géant cornu, grand de sept pieds et fermement ‘bandé’, qui m’embrasse maintenant en me frottant son long pénis de 16 pouces contre le ventre.  L’ivresse du plaisir m’envahit aussitôt, comme pour éjecter de mon esprit ce que fait mon amant.  Mon beau Satyre Sergio m’a retrouvé et il me serre dans ses bras musclés en me caressant sensuellement, bien avant de me retourner dos à lui.  Je le sens qui se frotte fougueusement tout contre moi en prenant position.  Mon désir est grandissant.  Il se cambre en me glissant son long phallus entre les fesses avant de me l’introduire lentement dans le rectum.  Je râle de plaisir longuement, lorsque je vois arriver Sam qui vient m’embrasser.  Il donne aussi un baiser à Sergio avant de le contourner et de l’enculer vigoureusement.  À le voir agir, je comprends vite qu’il est agacé par la baise de nos deux amants respectifs et il se défoule sexuellement sur Sergio qui râle maintenant son double plaisir.  Sam semble vivre lui-aussi un conflit intérieur face à son amant étalhom !  Nous sommes confrontés à nos désirs ambigües et contradictoires de baiser tous ceux qui nous plaisent, tout en voulant la fidélité de notre conjoint !  Je me fais alors profondément embrocher par mon ami Satyre, qui lui-même se fait enculer par mon ami-amant Sam.  Mais lorsque les géants Ébèniens Franc et Victor se joignent à nous, la baise se corse.  Franc m’embrasse et me présente son immense phallus que je suce goulûment, pendant que Victor contourne Sam en l’enculant d’abord lentement, mais de plus en plus vigoureusement.  Sam gémis longuement et râle maintenant de jouissance en complicité avec mes propres râlements orgasmiques.  Cette fois encore, notre orgasme est un délire d’excitations.

Satyre encule Jimmy appuyé sur Phal
Romulus baise Jimmy

Les compétitions sportives, qui se sont poursuivis toute la semaine, semblent terminées pour aujourd’hui.  Des milliers d’étalhoms se mettent à baiser comme des possédés.  La foule est excitée et délire de plaisirs intenses.  La baise est maintenant généralisée avec les athlètes et toute la foule d’étalhoms, sans oublier les Satyres qui se mêlent à eux et fourrent autant les étalhoms, que les femmes et les hommes.  Or, un nouveau sport semble apparaître au cœur de la foule d’étalhoms qui s’agglutinent les uns derrière les autres en s’enculant à la ‘file indienne’ pour établir la plus longue chaîne d’enculade…  Complètement pris dans l’effervescence érotique, les étalhoms de toutes les tribus sautent sur l’occasion pour baiser les athlètes et tous les autres.  Ce ‘sport érotique’ ne fait évidemment pas partie des compétitions olympiques entre les tribus, puisqu’il les inclut toutes !  La chaîne s’allonge en englobant des centaines d’étalhoms qui s’embrochent les uns derrière les autres et serait digne d’un record Guinness.  C’est phénoménal, mais chaque participant de ce jeu collectif se considère gagnant, puisqu’ils tirent tous leur salve de sperme dans le corps de leur partenaire d’occasion et qu’ils reçoivent l’orgasme de leur partenaire arrière.  La jouissance orgasmique rassemble tout le monde avec Phal dans ces « Jeux » qui demeureront encore une fois mémorables.  La fin du jour tombe sur le « Grand Domaine » et la Cérémonie de clôture des « Jeux » culmine dans un spectacle pyrotechnique grandiose, qui permet à tous de reprendre leur souffle, après une semaine de compétitions de ‘toutes sortes’.

Phal à genoux
Phal à genoux

Les Jeux Olympiques ont donné lieu à une panoplie d’activités sportives, que l’esprit d’Éros a pourtant vite surpassé.  Plusieurs participants aux compétitions se font maintenant attraper par une foule d’étalhoms fougueux et décidés à profiter de l’occasion pour sucer et monter d’abord les plus beaux mâles, sans oublier tous les autres.  Les phéromones couvrent le « Grand Domaine » des compétitions et « Phal » s’enivre du plaisir des étalhoms bandés d’excitations en pleine action.  Nous sommes rendus au solstice d’été tropical, qui coïncide avec la fin des Jeux.  Il faut maintenant faire place à l’organisation de la « Grande Fête Bacchanale » annuelle.  Les préparatifs sont réduits au minimum, puisque la ‘Grande Fête’ suit rapidement les ‘Jeux’.

Cauchemard et cheval

J’accompagne Romulus dans les préparatifs de cette fête et nos amis fourmillent autour de nous.  Les athlètes et la foule ont besoin de se sustenter et un groupe d’Amandiens arrive avec le ravitaillement tant attendu.  Ils font exceptionnellement du feu pour cuire les poissons et les fruits de mer fraîchement pêchés.  Le banquet sera grandiose, mais, m’avoue Romulus, il sera rapidement délaissé en faveur des pulsions enivrantes…  Ce n’est pas la première fois qu’il voit agir les étalhoms durant les Grandes Fêtes de fin d’année !  Le ‘banquet’ disparaît rapidement dans les bouches avides et affamées des participants.  Le début de la « Grande Fête Bacchanale » passe pratiquement inaperçu.  Les étalhoms et les Satyres n’ont pas attendu le lancement des festivités pour caresser et baiser encore tout ce qui bouge autour d’eux.  Les femmes et les Amazefs se font monter par des mâles fougueux qui se laissent emporter par l’ambiance érotique électrisante de cette foule en pleine effervescence de jouissance généralisée.  La plupart de ces femelles seront bientôt enceintes.  Les Dogboys se sont réfugié à l’écart de cette mer grouillante pour aller baiser entre eux.  Les Satyres aussi se retrouvent en périphérie de la masse d’étalhoms, mais eux, ils sont en chasse pour dénicher des proies volontaires chez les femmes et les hommes qui se font momentanément délaisser par leur amants-conjoints étalhoms.  Et les Satyres s’en donnent à cœur joie !  Nombreux sont les femmes et les hommes que je vois s’appuyer contre un arbre, pendant que des Satyres fougueux et vigoureux les agrippent par les hanches en les fourrant ensuite sensuellement dans une étreinte virile.  Pas très loin dans le sous-bois, je vois Gustavo en train de déguster le phallus du bel étalhom Michael, pendant qu’il se fait monter par des étalhoms qui attendent leur tour derrière lui.  Un peu plus loin, j’aperçois mon ami Serge qui se fait monter et posséder profondément, mais sensuellement, par son amant Tommy, pendant qu’il fait une fellation passionnée à son Master « Loup-garou » fétiche Victorus entouré de sa meute qui lui ont visiblement tous passé sur le corps.  Plusieurs hommes, que j’ai rencontré lors de ma visite de l’Île, s’appuient les uns contre un arbre pendant qu’un étalhom derrière eux les prennent par la taille en leur plongeant leur long phallus dans le corps, et les autres dans des positions et avec des partenaires variés.  Certains sucent des étalhoms, ou des Satyres, ou d’autres hommes, ou des « Loups-garous » qui sortent de leur clandestinité en se montrant finalement à travers la foule.  Parmi ces hommes, je reconnais Juan, Denis-Martin, Gomis, Raynald, Joey avec un Satyre, Davis, Daniel, Michel, Alex, Claude, Alain, André, Jean-Yves et plusieurs autres chanceux comblés.

Le spectacle qui se déroule devant moi me laisse pantois, ahuri, déconcerté, mais terriblement excité.  J’ai peine à croire ce que je vois tout autour de moi.  C’est « La Grande Orgie » de la « Grande Fête Bacchanale » et tout le monde copule dans des gémissements et des râlements de plaisirs ininterrompus.  C’est complètement hallucinant.  Moi qui ai toujours été fasciné par le sexe phallique, les scènes torrides qui se déroulent devant moi dépassent tous mes fantasmes passés.  Le ‘Chant de la forêt’ semble ici en train d’hurler l’Opéra d’Éros et Phal surpasse tous les ténors du monde.

Les Ébèniens surveillent certains Satyres dominants et violents qui pourraient représenter un danger envers les femmes et les jeunes.  Le « Centre » offre le vin de Bacchus pour ‘désaltérer’ les participants, mais l’ivresse commence à les exciter davantage, avant de les voir se déchaîner dans le plaisir.  L’orgie se déroule dans une ambiance de fête grandiose lorsque je vois rôder autour de nous, les ignobles ‘Ébèniens de « La Garde Nationale »’…  Contrairement aux membres ordinaires de leur tribu, ceux-là partagent l’idéologie totalitaire des dirigeants et ils sont en chasse contre moi.  Je cherche Romulus du regard, mais je ne le trouve pas.  La peur m’envahit lentement et je m’inquiète sérieusement, lorsque je vois arriver Rémus et Jerry qui ont vu les Gardes eux-aussi.  Ils sont accompagnés de nos amis Romuliens les plus proches, mais mon amant demeure introuvable.  Roberto prends plusieurs Romuliens avec lui et ils partent à sa recherche.  Réjean me rejoint à travers la foule en délire de jouissance.  Il m’informe que Romulus organise présentement la « Révolution » que nous avons initié tous les deux.  La révolte des Lovers est en marche et prend des proportions généralisées à la grandeur de l’Île.  « La Garde » semble ne pas savoir quoi faire et les Lovers commencent à les surveiller à leur tour en gagnant quelques batailles.  C’est maintenant la foule qui se retourne contre leurs ‘surveillants’.  Que va-t-il maintenant se passer ?

Une heure plus tard, je vois enfin arriver Romulus qui me partage les dernières informations.  Les groupes de patriotes cernent le « Centre », qui a été vidé de ses occupants partit s’engager ‘activement’ dans les orgies des festivités, en y détenant les « surveillants » et les dirigeants qu’ils réussissent à arrêter.  Le combat se poursuit, mais la résistance de « La Garde » est plus puissante que prévue.  Un vent de panique se répand dans la foule lorsque les Lovers apprennent que la « Rébellion » est en marche et que plusieurs étalhoms ont été tué.  L’orgie s’éteint en se réduisant comme une peau de chagrin.  Les trois tribus d’étalhoms se transforment en « Soldats de la Liberté » et se lancent à l’assaut des membres criminels du gouvernement.  Le « Grand Banquet des Fêtes Bacchanales » prend fin abruptement avec le départ en chasse des ‘étalhom-guerriers’.  Les Amazefs, Satyres et Dogboys fuient le « Grand Domaine » pour aller se réfugier dans la tribu des Amazefs, où les étalhoms bi-hétérosexuels prennent le relais de la surveillance des jeunes Lovers, en arrêtant la plupart des Ébèniens de « La Garde » postés dans leur tribu.  Plusieurs de ces Ébèniens espions se sont enfuient en allant combattre les autres patriotes de la « Rébellion ».  J’ai l’impression que cela va mal finir !

La révolte contre les dictateurs du « Centre » bat son plein et j’espère que la ‘Liberté’ sera victorieuse pour tous les Lovers et l’ensemble des habitants de l’Île.  Or, ce qui me préoccupe aussi en ce moment, en plus de ma sécurité, c’est ma relation avec Romulus.  Je me sens totalement déchiré entre mon amour pour lui, qui ne peut s’empêcher de baiser avec tout ce qui bouge, et mon besoin affectif de vivre un amour fidèle et exclusif avec mon « amant-conjoint », alors que je suis maintenant moi-aussi dépendant du besoin sexuel !  La discussion que j’ai eue avec Réjean et le Padré me revient en tête.

Je réfléchis en méditant les paroles de notre ami, le Padré Jean-Pierre.  Comme il me l’a expliqué, je vois bien que la puissance des pulsions sexuelles est telle que la volonté est prise en otage par la force du désir envahissant.  La pulsion devient passion et plus rien ne peut l’arrêter.  Je n’existe plus dans l’esprit de Romulus lorsqu’il baise avec ses amis.  Je ne réapparais dans sa conscience qu’après qu’il ait consommé son plaisir dans son éjaculation en faisant chuter sa tension pulsionnelle et sexuelle.  Sa jouissance est première et ma place est seconde auprès de mon conjoint !  Comme me l’expliquait le Padré Jean-Pierre, les couples évoluent dans l’amour et non ‘seulement’ dans le plaisir sexuel qui lui, diminue avec le temps.  Dans cette ‘Évolution’, l’amour véritable pour son conjoint, l’amour de « l’Être », dépasse progressivement l’amour du corps qui n’est que le ‘contenant’, aussi fabuleusement beau soit-il, du ‘sentiment d’amour’ pour l’autre.  Je suis un peu triste de ne pas avoir la première place dans le cœur de mon amant, lorsque j’aperçois passer au loin le fabuleux Jerry qui me fait chavirer à chaque fois que je le vois.  Les souvenirs de mes rencontres et de mes baises avec Jerry me reviennent tous en mémoire.  Ce n’est qu’au bout d’un long moment de rêveries fantasmatiques, que je réalise ce fait troublant.  Lorsque je croisais Jerry, je jouissais tellement avec lui que rien d’autre n’existait en dehors de nos ébats torrides sous l’emprise de nos puissantes pulsions viriles.  Commencerais-je donc à ressembler à un étalhom dominé par ses pulsions, comme eux ?  Suis-je vraiment devenu ‘guidoune’ ?  Mais où s’en vont mon humanité et ma dignité humaine ?  Et moi, je n’ai pas vraiment de reproches à faire à Romulus sur la sincérité de son amour pour moi.  Je fais la même chose que lui !  Mes plaisirs d’amour ont progressivement et subtilement remplacé mon désir et mon besoin d’« aimer ».  Le plaisir des sens a pris la place du sentiment d’amour !  Le Padré me disait : « Il faut sublimer l’amour corporel.  Comme le disait aussi Louise Bienvenu, historienne à l’émission ‘Enquête’ de la Société Radio-Canada du 8 février 2018 : « la sexualité est quelque chose qui est assortie à l’animalité et donc, ce qui est noble, c’est de s’élever au-dessus. »  Et comme tu le sais, la conscience de soi est la base de l’intelligence émotionnelle.  Ce n’est pas surprenant que tu te poses des questions sur ta relation avec Romulus.  L’homme aspire toujours à quelque chose qui le dépasse.  Tu veux plus que seulement du plaisir.  Tu veux devenir meilleur en dépassant la sensualité et approfondir ta relation d’amour avec ton conjoint que tu aimes vraiment.  Tu veux vraiment aimer, pas juste jouir.  Et c’est cette noblesse de sentiment qui révèle la profondeur de ta valeur. »  Je vois bien que c’est notre véritable Nature dans l’Évolution de notre espèce.  Alors, je ne me comprends plus, mais je me sens tiraillé entre tous mes intérêts et mes sens.

Un peu plus tard dans la journée, cette préoccupation de mes pairs m’habite aussi.  Selon les dirigeants du gouvernement, un étalhom ne doit jamais dire qu’il est amoureux, pour éviter que l’autre en vienne à désirer sa fidélité.  Cette exclusivité deviendrait rapidement une ‘prison’ où toutes les baises avec tout le monde deviendraient impossibles et interdites chez ce couple.  Cela serait intenable pour les dirigeants et deviendrait vite un enfer de privations pour les humains de l’Île et tous les étalhoms en particulier.

Jimmy regarde Baise

D’autre part, Réjean, notre philosophe complice, m’a parlé de son ex-ami Bernard qui travaille au « Centre » comme fonctionnaire dans le Gouvernement au Ministère des Affaires Communautaires et qui est ‘athée-communiste’.  C’est un gars enjoué, réservé et distingué qui présente l’image d’un homme qui aime le plaisir et veut s’amuser entre amis, mais qui est particulièrement susceptible sur l’estime de soi.  Il se disait son ami, mais il l’a rejeté.  Bernard se comporte plutôt comme un directeur cérébral sans foi ni compassion, intransigeant, autoritaire, hautain, susceptible et dur envers les autres, qui ne croit en rien d’autre qu’au plaisir et, sous un masque amical, le ‘bitchait’ sur ses croyances spirituelles.  Le plaisir est une chose et la liberté de conscience en est une autre, mais ‘tous ont droit au respect’.  Plein d’orgueil, il refuse qu’on touche ‘Monsieur’ et un simple toucher le fait réagir comme une ‘sainte-nitouche’, comme si on avait commis un crime de ‘lèse-Majesté’.  Il se sent alors attaqué, dégradé et humilié.  C’est là qu’il a rejeté Réjean.  Par sa réaction démesurée, on pense qu’il ‘pourrait’ peut-être avoir été ‘victime d’agressions sexuelles’ dans son histoire, mais il n’a jamais parlé de ce traumatisme subi.  C’est un homme visiblement blessé.  Réjean ne lui en veut pas, mais il doit se protéger de lui.  Par ailleurs, on identifie normalement les gens à travers la ‘diversité humaine’, mais lui, il juge les autres selon les ‘classes sociales’ et rejette ceux qu’il croit ne pas être de son ‘niveau’.  D’ailleurs, il rejette et ignore complètement ceux qui n’ont pas au moins un baccalauréat.  Comme snobisme, c’est tout dire !  C’est pourtant un homme intelligent, mais un être cérébral et spirituellement superficiel qui ne pardonne pas les erreurs et méprise l’humilité.  Pour lui, les autres sont des ‘pas de classe’ de la sous-culture et ceux qui croient en Dieu sont des infantiles crétins qui croient encore à de viles superstitions, mais il en a quand même baisé des milliers dans une luxure sans limite !  Il n’a d’ailleurs aucun respect pour les croyants et, bien que subtilement, il les méprise.  Il se pense supérieur aux autres, mais il ne respecte pas leur Liberté !  La rupture a beaucoup peiné Réjean, mais considère maintenant que ce fut ‘un mal pour un bien’.  Sous les directives de ce dirigeant, les ‘amoureux fidèles’ sont en danger de finir au Donjon.  À travers son comportement apparent, Bernard est infidèle en amitié et ses relations sont moins amicales que patronales.  Le Padré aussi le connaît bien et il m’a parlé de son esprit fermé sur la spiritualité qu’il a remplacé par une politique athée-communiste.  Il m’a expliqué que la politique propose des Projets de Société, alors que Dieu nous a donné, à partir du Règne animal, un ‘Projet d’Humanité’ à travers son Fils unique qui a incarné son Esprit, basé non pas sur le pouvoir, mais sur l’Amour du prochain.  Le Padré m’a bien averti de ne jamais faire confiance au directeur Bernard et de m’en méfier, malgré ses airs amicaux car son respect n’est qu’apparent. Le respect de la Liberté est fondamental pour tout homme, pour tout croyant ou non et aussi pour tous les Lovers de cette Île.

Selon les dirigeants, seul le plaisir du « Phal-d’or » doit être toléré et valorisé.  Alors, comment font les couples « hommes / étalhoms » qui vivent leur amour exclusivement ?  Selon le Padré, ces couples en vieillissant, dont l’un des partenaires est un homme, choisissent leur amour grandissant plutôt que leur sexualité décroissante dans le cheminement de leur vie commune.  Or les jeunes étalhoms eux, trop pleins de testostérone, ne perçoivent pas le rôle et la valeur profonde de ce noble sentiment humain qu’est « l’amour fidèle exclusif ».  Trop possédés par le plaisir et la jouissance, ils ne veulent pas mûrir « trop vite » et ne veulent se priver d’aucun plaisir.  Ils ne vivent que pour le plaisir immédiat, ici et maintenant, avec tous les étalhoms qu’ils rencontrent comme le veut leur condition « d’homme-animal érotique ».  Ils n’ont pas été confronté au besoin qu’a tout homme de trouver un sens à sa vie.  Après tout, ils ont été génétiquement modifiés pour répondre précisément et ‘essentiellement’ à leurs pulsions sexuelles insatiables… !  Or, comme me le disait le Padré : « La vie a ses raisons que nos désirs et nos passions ne connaissent pas ».

Une clameur au loin se lève graduellement.  On dirait qu’une bataille fait rage et qu’il pourrait y avoir du grabuge.  On entend alors un boucan de tous les diables en provenance de la forêt.  Une foule d’étalhoms débouche sur le « Grand Domaine » et ils sont poursuivis par des géants Ébèniens de « La Garde » armés de lances pour les uns et de dagues pour les autres.  Plusieurs de nos amis arrivent ensanglantés et Rémus se dirige aussitôt vers nous dès qu’il nous aperçoit.

–       Fuyez !  Fuyez, nous lance-t-il en terminant sa course !  Plusieurs de nos frères ont été tués.  Mon cher Romulus, tu dois absolument amener Jimmy loin d’ici.  Les gardiens Ébèniens de « La Garde » savent maintenant qu’il est ici et ils ont tous reçu l’information que c’est Jimmy l’initiateur de la « Rébellion ».  Et ils ont pour mission de ‘le tuer à vue’.  Il faut absolument qu’il parte, sinon il va mourir.  Ils sont trop nombreux et trop forts pour l’instant.  Nous ne sommes pas aussi bien préparés qu’eux pour le moment.  Jimmy doit aller se réfugier quelque part, à l’abri.

–       Mais les Lovers sont plus nombreux que les gardiens Ébèniens, lui dis-je !

–       Oui, répond alors Romulus, mais ils n’ont pas pris la menace suffisamment au sérieux et se sont mollement entraîné à travers une discipline évasive et contaminée par une foule de distractions érotiques, ces derniers mois.

–       Quand la « Révolution » est devenue imminente, ajoute alors Rémus, j’ai pensé, malgré tout, à prévoir un plan « B » en cas d’échec.  Et j’ai organisé un plan d’évasion pour notre ami Jimmy, en complicité avec l’un de nos capitaines qui doit d’ailleurs quitter le port ce soir-même.  Le navire doit se rendre sur la Côte Ouest américaine pour prendre livraison du ravitaillement commandé par les Ateliers du « Centre » il y a déjà quelques semaines.  Le capitaine Dominic, assisté de son second Pascal, a accepté de cacher Jimmy dans sa fuite pour éviter la mort, mais cela est un secret absolu de vie ou de mort pour eux et serait vu comme un crime de haute trahison par les dirigeants.  Alors…

–       Dominic et Pascal sont aussi de très bons amis à moi, ajoute Romulus, songeur.

Il prend conscience de ce qu’implique ce plan « B ».  Il tourne vers moi un regard triste et s’approche de Rémus en lui faisant une chaude accolade.  Il lui murmure à l’oreille un remerciement bien senti et reconnaissant.  Il sait bien que c’est la seule option viable pour mon sauvetage hors de l’Île, mais je le sens tout de même tiraillé.  Ils discutent ensemble et le plan consiste à me ramener à terre incognito dans le plus grand secret.  Romulus doit me laisser partir sans possibilité de m’accompagner, mais je le sens aussi déchiré que moi.  Un étalhom sur le continent ferait découvrir « L’Île Centorom», amenant ainsi des envahisseurs et provoquant l’extinction de la race entière des Lovers après avoir vidé l’Île de toutes ses richesses et de ses ressources naturelles.  Je dois me résoudre à fuir l’Île avec l’accord impuissant de Romulus.  Je me rends compte moi-aussi du sacrifice inimaginable que Romulus devra faire, tout comme moi, pour survivre à ce conflit de guerre civile parmi cette race insulaire et me réfugier sur le continent.  Rémus est un véritable ami pour Rémulus et pour moi aussi.  Je l’embrasse en lui sautant au cou, plein de reconnaissance, mais avec le cœur rempli d’une tristesse dévorante.  Romulus l’embrasse aussi et m’entraîne dans la direction du port camouflé sur le bord de mer.

Cramponné sur le dos de mon amant, je me laisse conduire au galop par Romulus jusqu’au port caché dans le repli d’une petite péninsule rocheuse et escarpée, constituant ainsi une petite baie laissant les bateaux à l’abri de la mer et des regards.  J’ai le cœur déchiré face à cette ‘solution de survie’.

–       J’ai peur, mon amour, lui dis-je !  Je ne veux pas te quitter, mais je sais que si je ne m’enfui pas sur le continent, ils vont me tuer et toi aussi.  Je n’ai pas le choix de partir, mais il faut que je puisse revenir un jour.  Je t’aime trop, mon amour !

–       Je t’adore, mon beau Jimmy, me dit alors Romulus sur un ton très émotif.

–       Mais tu pleures ?  Ça me brise le cœur de te voir souffrir, mon amour !

–       Ça va.  Ne t’inquiète pas.  Je vais trouver une solution pour te faire revenir après les hostilités, lorsque la paix sera revenue.  Je te le promets.  J’ai foi en la victoire de nos troupes dans la poursuite de la Liberté et de l’Amour.  Installe-toi dans le village non loin du port et laisse le temps passer, jusqu’au signal que je te ferai parvenir aussitôt la fin des conflits.

Romulus me donne les directives nécessaires pour me protéger et assurer le secret de « L’Île Centorom ».  J’ai peur de perdre l’amour de ma vie et je m’agrippe au cou chevalin si sensuel de mon amant.  Le déferlement des vagues de la mer se fait entendre à notre approche de la côte.  Nous voyons enfin le bateau amarré au port et Romulus s’arrête en me déposant au sol.  Une discussion s’impose devant cette décision douloureuse.  Romulus comprend la nécessité de mon départ pour ma sécurité, mais n’arrive pas à s’y résigner.  De plus, il se sent déchiré devant mon tiraillement intérieur où je me sens impuissant face à la destinée de la nature génétiquement fixée de Romulus dans la lubricité.  C’est pire que la drogue ou l’alcool, car il lui est génétiquement ‘impossible’ de se passer du plaisir sexuel, contrairement à moi qui demeure ‘relativement’ libre de mes choix.  Sur ce point entres autres, le ‘libre arbitre’ n’existe pas chez les Lovers.  Je suis viscéralement confronté à une séparation amicale, devant l’impossible fusion des deux Univers qui sont fondés sur des besoins irréconciliables et opposés, où je me sens incapable de continuer à partager mon amoureux avec tout le monde comme le font « naturellement » les étalhoms et incapable de m’en séparer, mais surtout à cause de la situation actuelle où je dois fuir une mort certaine.  Nous arrivons sur le quai et montons sur le bateau.  En débarquant de la passerelle, je m’enfarge maladroitement sur un gallon impérial en verre brun qui traîne sur le pont du bateau !  Romulus me présente le capitaine Dominic et Pascal, son très séduisant second.  Les directives sont échangées et le caractère ‘top-secret’ de la mission est rappelé avec insistance.  Après une brève visite du bateau, Romulus avise le capitaine qu’il désire prendre encore quelques minutes avec moi et nous nous éloignons un peu du quai.

La discussion nous permet d’explorer toutes les facettes et les implications de cette opération de sauvetage.  Je dois me résoudre à fuir l’Île et me séparer, temporairement je l’espère, de mon adorable amant.  Je l’ai dans la peau et au fond de mon cœur.  Romulus a les larmes aux yeux et le cœur plein d’amour lorsqu’il s’approche et m’embrasse.  Je l’aime passionnément et je l’enlace spontanément.  Il me couche au sol sur le dos et m’embrasse, tout en me caressant passionnément.  Ses caresses me touchent au cœur intensément, mais aujourd’hui, nous faisons l’amour comme si c’était la dernière fois.  Romulus se fait encore plus doux et plus tendre qu’à l’habitude, à travers des caresses qui m’enflamment.  Je le caresse amoureusement sur les flancs, sur tout le corps et je ne peux m’empêcher de lui sucer le sexe sensuellement comme si je voulais l’avaler tout entier.  Il râle son plaisir et finit par rouler de côté en se plaçant au-dessus de moi, en plongeant lentement son immense phallus dans mon corps.  Je m’agrippe à lui en savourant chaque seconde, ainsi que les mouvements de son long membre viril qui me remplit le corps et me plonge dans l’extase amoureuse.  Je me sens dans une exaltation sans autre nom, que le profond bonheur « d’aimer et d’être aimé ».  Romulus me murmure alors quelques mots à l’oreille :

–       Je t’aime tellement, Jimmy !  Quand je suis en toi, mon amour, j’ai l’impression d’être un dieu… !

Ébènien entre Jimmy & Rom

Je m’agrippe passionnément à son corps et je l’embrasse tendrement en reconnaissant le même sentiment lorsque je suis en lui, moi-aussi.  Je me sens divinement bien et je ne vois rien à rajouter.  Je vois là qu’il sent la puissance infinie que lui procure mon amour pour lui et la bienveillance de mon sentiment.  C’est sa façon à lui de me dire qu’il me possède amoureusement dans son cœur et qu’il en sent le droit dans mes yeux amoureux, où je le désire infiniment, et à quel point son amour pour moi est ‘Sacré’.  La tendresse intense de sa sensualité a beau être physique lorsqu’il me remplit le corps de son long membre viril, mais ce que ses gestes et son corps tout entier expriment, c’est la profonde sincérité de son amour sacré qu’il ressent et qui me remplit le cœur jusqu’au fond de mon âme.  J’aime mon amant-conjoint à la folie et je ferais tout pour lui.  Je l’aime tellement que je serais prêt à mettre ma vie en péril pour sauver la sienne, mais dans la situation actuelle, ce serait aussi futile que suicidaire.  Je suis heureux et je me sens libre avec lui.  C’est l’amour qui nous rend ‘libre’, comme me le disait le Padré, en citant les paroles de Saint-Augustin : « Aime et fait tout ce que tu veux.  Mais aime ! », parce que quand on aime, on ne fait pas n’importe quoi.  Romulus me fait toujours l’amour comme un dieu, mais je l’ai autant dans la peau qu’au fond de mon cœur.  Je suis plein d’amour et de désir quand je serre mon amoureux dans mes bras et que je plonge mon amour en lui, comme j’aime étreindre dans mes bras mon amoureux qui plonge maintenant son amour en moi.  J’ai baisé avec beaucoup d’étalhoms sur cette Île, mais bien que j’aie eu énormément de plaisir, c’était très différent que de « faire l’amour » avec mon amoureux.  J’ai l’impression que les couples qui se disent ‘ouverts’ sont des ‘baiseurs-complices’, pas des amoureux.  Ce sont plutôt de grands amis « fuck-friends » qui vivent ensemble et c’est très bien ainsi, si cela convient aux deux partenaires.  Pour moi, mon adorable Romulus est plus qu’un amant.  Il est unique dans ma vie.  Quand je baise avec un autre étalhom, il caresse mon corps et me pénètre pour son propre plaisir, en excitant aussi le mien, bien sûr.  Quand Romulus me fait l’amour, je sens qu’à travers son désir de moi, il me témoigne son attachement, son profond respect et il me traite avec égard en me transmettant tout son amour et sa tendresse, pas seulement son ‘plaisir partagé’.  C’est toute cette sincère profondeur que je sens de mon amoureux quand il plonge son amour en moi, avec la fougue du mâle, bien sûr.  Et quand je plonge mon désir amoureux dans le corps de Romulus, je jouie de lui transmettre tout mon plaisir d’être avec lui, mais aussi toute l’authenticité et la sincérité de mon amour pour lui, tout en partageant avec lui mon bonheur de l’aimer et de me sentir aimé de lui.  Il me rend heureux et je sens qu’il l’est lui-aussi.  Je me sens libre avec lui, non pas parce qu’il me permet de baiser avec tout le monde comme lui, mais parce que je l’aime.  Je ne baiserais avec personne d’autre que je n’en serais pas si malheureux que ça après tout, parce que c’est lui que je veux, que j’aime et qui me rend profondément heureux d’aimer.  C’est quelqu’un qui compte infiniment pour moi, alors que les baiseurs sont remplaçables et ne peuvent me donner que du plaisir.  Et ce plaisir sans lendemain s’achève avec la fin de l’éjaculation.  C’est bien peu !  Je veux plus que ça.  Je suis plus que ça.  Je suis plus qu’un plaisir.  Je suis un cœur aimant et je sens que mon amoureux l’est aussi.  Je vis dans le bonheur, pas seulement dans le plaisir.  Je me sens comme envoûté d’amour avec Romulus et j’aime l’accompagner, partager tout ce qu’il vit, parce que c’est ‘lui’ qui compte dans ma vie et le plaisir physique passe en second.

Je le serre maintenant dans mes bras en le pressant de bonheur contre mon cœur depuis bientôt près d’une demi-heure.  Notre amour explose alors dans la jouissance et nos orgasmes vigoureux, très sonores, se font entendre à travers le bruit des vagues de la mer.  J’embrasse mon adorable amant qui m’étreint longuement et avec passion, comme s’il ne voulait plus me lâcher.  Je m’allonge alors à ses côtés, pendant que nous reprenons notre souffle.  Romulus est épuisé.  Je contemple intensément son séduisant visage avant de m’astreindre à m’enfuir jusqu’au bateau, mais je n’y arrive pas.  J’ai l’impression qu’il n’arrivera pas à s’y résigner lui non plus et qu’il refusera de me voir partir.  C’est trop souffrant pour moi-aussi, même si je comprends que je ‘dois’ choisir la fuite temporaire pour sauver ma vie, mais aussi la sienne, notre relation et toute la race des Lovers.

Le temps file et le navire devra bientôt partir.  Romulus tourne alors le dos à la mer et regarde en direction de la forêt en y orientant ses oreilles mobiles.  Je distingue alors moi-aussi un bruit croissant, mais ténu.  Un groupe de Romuliens mené par Rémus arrive en trombe.  Ils sont accompagnés de plusieurs amis géants Ébèniens.

–       Vite, Jimmy, me lance Rémus !  Dépêche-toi de prendre le bateau, « La Garde » approche !

–       Mais je ne peux pas et ne veut pas quitter Romulus, lui criai-je avec le cœur déchiré et en détresse !

–       Je ne veux pas qu’il s’en aille, moi non plus, implore alors Romulus !

Je cesse de me débattre en comprenant que « je dois » faire le sacrifice de m’éloigner pour le protéger.  Les étalhoms se séparent aussitôt en deux groupes, comme dans une chorégraphie organisée et prévue d’avance.  Nos amis nous connaissent bien !  Les Romuliens m’entraînent vers le quai, alors que d’autres Romuliens, secondés par les Ébèniens, retiennent Romulus qui se débat dans sa détresse.  Je ne veux pas m’éloigner de mon conjoint et mon désir amoureux crie de mes entrailles.  J’ai déjà mal de l’absence qui s’annonce en me faisant entraîner vers le bateau, alors que Romulus est retenu par ses amis.  C’est Rémus, l’ami fidèle de Romulus, qui me conduit au bateau.

–       Je te promets, me dit alors Rémus, de te ramener sur l’Île dès que la Révolution sera gagnée et terminée.  Tu peux en être sûr, je te l’assure.  Nous irons te chercher et nous te ramènerons, si tu le veux encore bien sûr.  Je te le jure sur la tête de ton Dieu que tu dis être ‘Vérité et Amour Absolus’.  Je te promets d’y voir personnellement pour toi et pour mon ami fidèle Romulus.  Moi-aussi, je crois en la Vie.  Alors, quand tu voudras revenir, nous serons là.  À moins que tu aies trouvé d’autres gars à baiser comme d’habitude, là-bas sur le continent.

–       Tu n’es pas drôle !  Tu le sais très bien que j’adore Romulus d’un amour profond et sincère.  Sur l’Île, j’ai baisé avec mon corps animal dans la jouissance des sens, mais j’aime mon amoureux Romulus avec tout mon cœur dans un profond sentiment qui nous unis bien au-delà de l’intensité physique.  Pour moi, le plaisir est sensuel, alors que l’amour est essentiel.

–       Bien sûr !  Bien sûr !  Calme-toi mon ami !  C’était juste une plaisanterie mal placée pour essayer de te détendre un peu.  Mon Dieu, je le sais bien que tu l’adores et c’est réciproque pour lui aussi !  Je le connais très bien et je sais ce qu’il éprouve pour toi.  Je ne l’avais jamais connu aussi amoureux, même s’il ne peut s’empêcher de baiser tous ceux qui lui plaisent comme tout étalhom.  C’est pas pour rien qu’on est venu en groupe pour vous séparer et t’aider à partir.  On comprend votre déchirement et on veut juste vous éviter de vous faire tuer.  C’est un départ difficile, je le sais…

–       Et ‘merci’ de me promettre que je vais revenir sur l’Île.  Dis-moi, tu en es sûr… ?

Devant ma peur et le doute, Rémus tente vainement de me rassurer, mais je dois reconnaître son amitié sincère et dévouée.  Je m’accroche à sa promesse et je crois en son engagement d’amitié.  Nous arrivons enfin au quai et je monte sur le bateau, alors que Romulus est toujours retenu par ses amis qui essaient de le calmer.  Le bateau est maintenant sur son départ.  Le navire jette ses amarres et s’éloigne lentement du port.  Rémus et les amis Romuliens qui sont venu me conduire au bateau s’éloignent en allant rejoindre Romulus qui me salut noblement de loin.  Ces adieux sont déchirants, mais nous n’avons pas d’autres choix pour le moment, si nous voulons rester en vie.  Nous devons rester courageux.  Par l’autre côté, je vois alors arriver des Ébèniens de « La Garde Nationale ».  Romulus et ses amis les ont entendus approcher et se sont éloigné dans la direction opposée.  Je suis heureux qu’ils aient eu le temps d’aller se réfugier dans la forêt.

–       Tu te sens seul, maintenant, me dit le capitaine Dominic !

–       Oui, tellement !

–       Je te comprends.  Mais tu n’avais pas aussi un tas d’amants étalhom ?  Tu avais une race entière d’amants fougueux autour de toi !  Tu sais, on ne peut pas tout avoir !

–       Eh bien justement !  Je veux tout avoir.  Je veux avoir et être.  Je veux avoir du plaisir et être avec mon amoureux-conjoint.

–       Alors, tu peux toujours essayer ça et tu le verras par toi-même !  J’ai vécu ça moi-aussi, il y a quelques années.  Mon ‘inséparable Étalhom’ est mort en faisant une chute d’une falaise.  J’ai pas voulu revivre ce tiraillement-là et j’ai pris la charge de capitaine pour vivre sur ce navire.  Ici, j’ai trouvé en Pascal, un bon amant et un compagnon bienveillant.  Je te souhaite plus de chance que moi et de revenir vivre ton bonheur avec Romulus, ton étalhom bien-aimé.  Tu sais, le plaisir est l’enfance de la vie et aimer les autres pour ce qu’ils ‘sont’, c’est devenir adulte et profondément ‘humain’.  Comme dit l’adage ou la maxime : « C’est en forgeant, qu’on devient forgeron. »  Tu peux ‘baiser’ pour le plaisir avec ton corps animal ou ‘faire l’amour’ avec ton cœur humain.  Or, comme on devient ce qu’on fait, c’est toi qui choisis ce que tu deviens.

Le capitaine me parlait très amicalement et ses paroles de sagesse n’étaient empreintes d’aucun jugement.  Au contraire, il me sembla qu’il m’enseignait à assumer mes choix et ma Liberté dans le respect de moi-même.  Chose qu’il faisait visiblement lui-même envers moi.  Ce voyage avec lui sera sûrement très édifiant dans les questionnements qui me tiraillent l’esprit depuis des mois.  Le plaisir animal du sexe m’excite, mais c’est l’amour qui me nourrit le cœur, surtout avec mon amoureux Romulus.

Romulus entre deux Ébèniens

Le bateau quitte rapidement la petite baie pendant que je rédige mes notes dans mon journal.  Je garde l’espoir de revenir vivre avec l’amour de ma vie.  Je devrai trouver le moyen de vivre en étant fidèle à moi-même et à mon identité profonde, car après tout, ne dit-on pas que « L’amour est plus fort que tout » !  Ça peut paraître cliché, mais je sais pourtant que rien ne va de soi et que l’absence de Romulus et les frustrations seront pénibles.  Je garde en moi l’amour que j’ai eu et que j’ai pour mon amoureux Romulus.  Jamais personne ne pourra m’enlever ça.

Je réalise alors que j’ai trop longtemps repoussé à plus tard, des réflexions sérieuses face à mes prises de conscience émotive envers lui.  Je demeure en manque d’un amour fidèle et de me sentir unique dans le cœur de celui que j’aime.  Même si je ne peux pas lui en vouloir de baiser avec tous les amants d’occasions qu’il veut, d’autant plus que je l’ai accompagné dans tout ça, mon cœur continu intimement et inlassablement à espérer un amour privilégié et exclusif avec mon amoureux.  Être enfin unique pour et avec quelqu’un.  Je désire profondément vivre un amour authentique, pas seulement de la baise et du sexe.  Mes aventures sur l’Île des Lovers m’auront appris au moins une chose.  Mon cœur a faim d’un amour authentique à vivre et à donner.  Je sais enfin, qu’on peut trouver le sexe dans l’amour mais rarement l’inverse.  La quête se poursuit.  Et cette Révolte contre la domination de certains dirigeants influents du « Centre » explose enfin pour défendre la « Liberté » et la « Fierté » de ce que nous sommes : Simplement des humains avec nos différences, librement, comme tout le monde.

Jimmy médite sur sa vie flex

            Nu, Jimmy médite sur sa vie.

Un bruit de canon se fait entendre soudainement et l’obus explose près du bateau.  Les Ébèniens de « La Garde Nationale » nous tirent dessus !  Les éclats d’obus se multiplient autour du bateau, mais heureusement aucun ne nous atteint.  Pascal, le séduisant second du capitaine, réagit rapidement et met tout le monde à l’abri.  Je remarque alors qu’il me toise discrètement dans le dos du capitaine.  Il a beau être son amant-conjoint, je vois bien qu’il a visiblement été ‘ensemencé’ lui-aussi par le jus de fruit de ‘l’arbre du désir’ et le sperme des étalhoms qui l’ont sûrement rendu ‘accros’ au sexe.  Je l’imagine aisément en train de se faire enculer par un viril Satyre, pendant qu’il s’accroche au monument élevé à la gloire de « Phal », comme je l’ai vécu moi-même.  Or, ce n’est pas le moment de me perdre dans mes pensées lubriques, même si je ne peux m’empêcher de penser à ce que feront sûrement Romulus et son ami AlphaNorus en mon absence forcée…

Le bateau s’éloigne rapidement, mais le vent se lève et le ciel s’assombrit de lourds nuages d’orage dans la direction où nous nous dirigeons.  Malgré l’énervement, je dois m’empresser d’insérer les notes de mon journal dans le galon de verre pour les mettre à l’abri de l’eau de mer, tout en me préparant pour la traversée.  Nous regardons la mer agitée, en nous agrippant de notre mieux.  Le défi immédiat qui se présente en ce moment est celui de traverser la tempête devant nous avant d’atteindre enfin la sécurité sur le continent.  Je pense à tout ce que j’ai vécu sur cette île et je me demande bien ce que l’avenir me réserve. »

                                                                                                            Jimmy Sainclair

Amis et les fans du couple surveillent les membres de « La Garde ».  Les « XXième Jeux Olympiques Centorom » ont donné lieu à des compétitions enlevantes et les gagnants ont fait honneur à leurs tribus.  Pendant ce temps, la tension monte.  Jimmy poursuit son récit. 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici