cut et uncut

Je n’ai jamais été un adepte de la circoncision. J’ai toujours perçu cette pratique comme une mutilation, moins catastrophique que les mutilations sexuelles pour les petites filles, mais une mutilation. La circoncision a été motivée pour des raisons religieuses et d’hygiène, et selon les époques, on jouait sur ces deux raisons pour jouer du scalpel et supprimer un prépuce détesté. Comme si la nature nous avait donné ce surplus de chair et qu’il ne servait à rien, que l’on pouvait s’en passer.

Je n’ai jamais été un adepte de la circoncision pour des questions esthétiques. Nombre de mecs circoncis avec qui j’ai baisé présentaient un pénis étrange. La rupture souvent très nette marquant le passage du scalpel. La différence de couleur comme si le bout du pénis avait été rabouté avec la racine de la verge. Quelque chose d’étrange et remarquable pour le non-circoncis que je suis.

Je n’ai jamais été un adepte de la circoncision pour le peine à jouir que ça entraîne. Très souvent mes partenaires sans capuchon avaient du mal à venir. Même après de hautes doses de lubrifiant, ça ne finissait jamais. 

Bien sûr, ce n’est pas le cas de tous les gars circoncis. Je n’ai pas fait d’études ni quantitatives, ni qualitatives, seulement des recherches empiriques et surtout participatives, en payant de ma personne sur le terrain. 

Et voilà qu’une étude, contre toute attente, démontrerait que les gars non circoncis ressentiraient plus de plaisir que les gars circoncis grâce à la présence du prépuce. Une étude qui vient de Belgique et menée par Anthony Losquadro indiquerait que les terminaisons nerveuses du prépuce seraient extrêmement sensibles et donc sujettes à donner plus de plaisir entre autres en frottant sur le gland. Un peu comme le clitoris chez les femmes. Des sensations dont seraient privés les hommes circoncis.

Depuis des années, Anthony Losquadro a travaillé sur la question de la circoncision lié à l’intégrité physique des petits garçons. La circoncision est généralement pratiquée par des chirurgiens dès la naissance et peu d’hommes se rappellent de cet événement invasif. Volonté religieuse et/ou religieuse des parents, mais sans le consentement des principaux intéressés qui se voient amputés d’un petit morceau d’eux-mêmes. Il n’est pas question  de condamner ou même d’interdire la circoncision mais de prendre en compte le désir de l’homme de l’être ou non. Une question de choix, de prise de décision éclairée et non imposée de se séparer ou non de son prépuce. 

Malheureusement, il est rare dans le milieu religieux et scientifique, on se penche sur la question du plaisir sexuel lorsque l’enfant mâle apparaît. Pire, comme pour les mutilations sexuelles chez les jeunes filles, on pourrait avancer que pour les deux castes de pouvoir, après tout, la diminution potentielle du plaisir pourrait réduire les mauvaises habitudes. Comme le recommandait le médecin John Harvey Kellog (Oui, oui, le fameux inventeur des corn-flakes) qui au XIXe siècle s’est évertué à l’éducation saine des enfants. Il préconisait la circoncision pour tous les enfants mâles persuadé que cela diminuerait la fréquence de la masturbation chez les adolescents parce qu’ils ne ressentiraient aucun plaisir grâce… à l’absence de prépuce. 

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